Pattern Recognition de William Gibson
ZX-81. J’ouvre le livre au hasard et c’est la première chose que je lis. Ça me ramène plus de vingt ans en arrière à mon premier ordinateur. Je referme le livre et m’évapore dans mes pensées.
Avant de vous donner mes impressions, je viens de le terminer, laissez moi vous raconter un peu l’histoire de ce livre, le bouquin, le papier, la couverture, comment il m’est venu.
J’ai tout lu Gibson, sauf peut-être Idoru et All tomorrow’s parties. Chaque fois, c’est une expérience unique qui m’envoie dans une nouvelle direction, par une nouvelle porte. Il y a plus d’un an, j’étais arrêté au Chapter du centre-ville pour acheter Pattern Recognition justement. Je passe à la caisse, je sors, mais plutôt que de rentrer chez moi, je rebrousse chemin, m’engouffre dans les allées bordées de livres et je prends la dernière copie d’un livre de Neil Stephenson. De retour à la caisse, j’explique mon dilemme et j’échange un William pour un Neil. Rien contre le premier, je voulais tout simplement me familiariser avec le second.
Une ou deux semaines plus tard, je me dépêchais en route pour un rendez-vous. Près du café Utopik, je fais signe au chauffeur d’arrêter, mon argent en main.
Installés au café, mes amis sont là. J’étais parti rapidement, mais j’avais pris le temps de vider mon sac, plein de notes et de paperasses personelles. En fait, je le trimbalais seulement pour lire Neil Stephenson. Plus maintenant. Neil poursuivait sa route, avec mon bon sac à dos, et je n’allais plus les revoir.
Je m’installe à leur table, je m’en veux un peu mais ça passe rapidement. Je ne serais pas resté là si j’avais perdu mes notes.
Arrive décembre 2005, je discute de je ne sais quoi avec Sylvia quand nous arrivons à parler de Gibson. Elle ne le connait pas tellement, elle voudrait bien lire Neuromancer par exemple. En fait, le seul qu’elle a, et qu’elle offre de me prêter, c’est celui que je viens de terminer, Pattern Recognition.
Toned it down. C’est la première impression qui me vient. Beaucoup moins d’artifices autant dans la forme que le fond. La même densité mais plus limpide. Toujours une quête, un réseau qui va naître ou s’annihiler, la famille, la sécurité et l’auto-défense. Des thèmes chers à Gibson, mais cette fois épurés, plus sincères.
Peut-être est-ce seulement l’époque, actuelle. Ne pas chercher la science-fiction non plus. Une histoire moderne, parmi les milliers produites, racontée avec maturité, rythme et profondeur. Un langage riche d’images enchevêtrées, la maitrise de William Gibson en grande forme.
Merci William
Merci Sylvia

[v @mlinksva] 



Je veux ce livre. Immédiatement! :-)
Comment by Stéphane — 2005/12/31 @ 10:17
Yo Steph, lâche moi un coup de fil, IRC, email ou whatever, et passe le prendre, je suis sûr que ça ferait plaisir à Sylvia aussi.
J’en ai quelques autres itou…
Comment by Robin Millette — 2005/12/31 @ 10:29