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2006/08/23

Justement de valeur

Filed under: FSF, Français, Liberté, collaborer, copyright, culture, droits d'auteur, free, free software, french, software Robin @ 12:12 (1804 lectures)

Claude LaBadie se demande quel est le meilleur moyen de faire la promotion des logiciels libres. J’ai répondu en commentaire, mais j’ai décidé de reprendre une partie de mon texte ici.

… Maintenant, le corps du sujet… il y a d’abord ce mot, “vendre”, qui est chargé d’un sens mercantile alors qu’ici on entend le sens plus large, soit l’adoption avec ou sans coût.

Aujourd’hui on ne remet plus le système capitaliste en question. Partout sur la planète c’est le même refrain, mais il y a 30 ans, ce n’était pas si clair.

Il est vrai que pour atteindre la majorité des gens, il est préférable d’adopter la bonne attitude, celle qui sera la plus payante (dans le sens large, hum). Ainsi on vendra plus d’albums populaires :) Après tout, qui a besoin d’une longue queue (Long Tail) ?

Je veux dire, ce n’est pas parce que c’est populaire que c’est meilleur. Plus facile (pour moi), plus rentable (pour moi), moins risqué (pour moi), oui.

Mais qu’en est-il vraiment si on pense en terme de développement durable ? Est-ce vraiment sage de balayer sous le tapis une des raisons d’être du logiciel libre parce que cette raison n’est pas la plus populaire ?

Le logiciel libre n’existe pas sous vide. Si on le présente seulement comme un outil plus pratique et moins cher, la base risque de s’effriter et le logiciel ne sera plus développé. À mesure qu’un logiciel prend de l’ampleur, il a besoin d’une plus grande communauté pour le supporter : entre-aide, documentation, dépistage des bugs, développement, maintenance, sécurité, etc.

À force de vendre le logiciel libre comme un produit, on risque de perdre sa raison d’être. Une licence comme la GPL est bien plus qu’une réappropriation du droit d’auteur. C’est un moyen de transmettre des valeurs.

12 Comments »

  1. Pffff…

    c’est pas croyable de lire ça… Moi ça me fatigue de lire __**À nouveau**__ :

    “En conclusion, pour attirer les gens qui ne connaissent pas ou qui n’accordent pas de crédit aux logiciels libres, il faut leur vendre les bienfaits relatifs à la productivité et au confort, tout juste comme le font les logiciels propriétaires.”

    Comme le font les logiciels propriétaires… Est ce que c’est comparable ? N’est ce pas totalement crétin de vouloir adapter un système économique de dons, de partage et d’échanges à un système qui a prouvé son inéficacité dans ces domaines ? À un système, celui des logiciels propriétaires, qui a prouvé qu’il voulait justement détruire le système de don et de partage ?

    Monsieur Labadie, posez vous donc la question de ce qu’est un logiciel libre, de la somme de travail non rémunéré qui a donné ce résultat et demandez vous si cette somme est égale à la frustration de ses développeurs et utilisateurs. Je crois que non.

    On parle aussi de “rivaliser avec les logiciels propriétaires”… Il n y a pas de rivalité. Il y a plusieurs systèmes. Celui avec des “joujous” privés et les logiciels libres qui appartiennent à tout le monde. À chacun de choisir ses jouets. S’il y a rivalité, agresivité, elle n’est pas l’initiative de la communauté des developpeurs et utilisateurs de logiciels libres.

    “Que ces logiciels soient libres est secondaire pour ces gens qui apprécieront cet état de fait plus tard.”

    Encore une fois, ce n’est pas parce que vous ne rencontrez personne qui vient au libre par idéalisme, utopie ou militantisme que cela n’existe pas. Votre expérience montre, et c’est bien normal dans notre petit monde occidental, que les gens sont attaché à l’individualisme et que leur motivations semble plus importante du coté du porte feuille. Mais vous savez vous même, je l’espère, qu’il n’est pas du tout évident que cela coute moins cher, même si c’est gratuit. Il faut “perdre” du temps pour se former sur un nouveau logiciel, libre ou pas libre d’ailleurs.

    fatigant…

    Comment by Marco — 2006/08/23 @ 13:19

  2. Là Marco, je crois que ton interprétation va beaucoup plus loin que ce que Claude a voulu dire, et que tu lis bien ce que tu veux y lire.

    Quant à “rivaliser avec les logiciels propriétaires”, il y en a certainement une, parce que le rôle de FACIL est de faire en sorte que plus de gens s’approprient le libre, ce qui signifie très souvent qu’ils délaisseront des logiciels propriétaires. Alors si on en enlève d’un côté pour en mettre de l’autre, c’est qu’on compétitionne contre le propriétaire.

    L’idée de Claude c’est que pour compétitionner contre le propriétaire et avoir du succès, il faut que les sites web soient simples, que les logiciels soient fonctionnels, attrayant, et que du support soit disponible. Par-dessus ça on doit ajouter du travail de promotion.

    Que tu le veuilles ou non, les entreprises qui font du propriétaire font la même chose. La différence, c’est que le libre ne tente pas d’embarrer ses utilisateurs dans des formats non-libres ou du DRM.

    Comment by Nicolas Marchildon — 2006/08/23 @ 15:22

  3. En fait, y’a plein de gens qui n’utilisent pas encore d’ordinateurs. Je vois là aussi un “low hanging fruit”, c’est à dire une opportunité assez facile pour faire la promotion du libre.

    C’est normal, si on parle de produit, de marketing et d’empaquetage (je ne veux pas dire deb et rms) qu’on va se baser strictement sur un modèle de production.

    J’insiste pour rammener la balançoire de l’autre côté. Quelqu’un doit bien le faire :)

    Comment by Robin — 2006/08/23 @ 15:55

  4. Réponse à Nicolas:
    ‘ La différence, c’est que le libre ne tente pas d’embarrer ses utilisateurs dans des formats non-libres ou du DRM.’

    C’est incroyablement juvénile comme commentaire. Les logiciels commerciaux n’ont pas comme but de barrer pas les usagers dans les formats propriétaire, ce sont eut qui on le plus de formats d’import-export, et la majorité des formats standard viennent précisément des logiciels commerciaux. Les formats propriétaires naissent de l’implémentation d’un logiciels, et les logiciels libre non-triviaux on aussi des formats qui leur est propre.

    Par exemple, dans le domaine du video, les formats ouverts et standard sont OMF, AAF, MFX. Fait quoique ce soit en éditions avec du logiciel libre, et RIEN de supporte ces format ouvert, ton media est barré dans ces logiciels culcul. Dans le domaine de l’édition, Postscript et PDF, c’est pas des normes venant de l’open source, cela. Et qui, jamais a eut des données ‘barré’ dans un MS Office? PERSONNE, les options d’import-export dans Office sont une des meilleurs, et en plus le format .DOC et les autres sont effectivement documenté publiquement depuis 1996, et implémenter par des tonnes d’autre logiciels depuis AmiPro de lotus il y a dix ans. Les formats de fichiers spécifique à une applications, c’est tout simplement pour implémenter la persistance des donnés du logiciels, ça n’a rien à voir avec ‘barrer’ l’usager. Les logiciels libre ne font rien de différent. Essai de charger un fichier Blender dans un autre logiciel! Impossible! Des que l’application est non-trivial, pour sortir les données il faut un processus d’export.

    LA VRAI DIFFERENCE entre le logiciel libre et le logiciel commercial, c’est tout simplement que le logiciel libre est fait par l’auteur pour en premier lieu se faire plaisir. Ce qui veux dire que les premières choses qui vont être implémentés, ce sont les choses que l’auteur — habituellement un programmeur — va trouvé pratique. En suite, ce sont les choses qui sont ‘fun’ ou ‘faciles à programmer’. Si quelque chose est pratique pour une tonne d’usagé, mais qui est difficile a programmer, alors tans pis, ça ne serait pas fait. Après tout, les gars travaillent gratuitement et ils s’en foutent des gens non techniques, ou des usagers qui voient les choses d’un autre angle.

    Pourquoi est ce GIMP n’est pas un clone de l’interface de Photoshop comme des milliers de gens le veulent? Et bien c’est parce que le programmeur en chef de GIMP n’aime pas l’idée. Tu as ‘la libertée’ de faire ta propre modif à gimp, mais bien sur cette ‘liberté’ n’existe que pour les gens capable de programmer, et ayant le temps de faire ce travail.

    Faut pas se leurrer, la seule raison pour laquelle les logiciels les plus complexes comme Star Office-Open Office ont avancer rapidement, c’est tout simplement parce que Sun y a vu une manière de ventre des machines, donc y a investi comme s’il s’agissait d’un logiciel commercial. Et comme mentionné plus haut, la majorité des formats ‘libre’ viennent d’effort de compagnie commercial pour l’interopabilité entre leurs applications.

    Finalement c’est vraiment stupide d’associer le DRM avec un complot du logiciel commercial. A quoi pense-ton, ici, Media Player, Quicktime? (Oui oui, les gens oublie trop souvent que Apple installe du DRM sur leur machines avec Quicktime) Le DRM ça sert à controller le piratage pour l’industrie de la musique et du disque, et c’est tout a fait acceptable, et c’est ton choix d’utiliser ou non le DRM pour le media que toi tu crée dans ces formats.

    Même LINUS présentement rejette la nouvelle version de la GPL parce qu’elle pourrait empêcher le DRM dans Linux, et il est bien d’accord que le DRM a sa place. Personne n’a de problème avec le digital rights management sauf les pirates. La musique, les films, ce n’est pas un droit, c’est un luxe, alors passe-toi s’en si t’a pas d’argent, c’est pas plus un complot de la société que quoique soit d’autre qu’on trouve dans les magasins. J’imagine que toi, tu dois être payer pour ton travail, mais les artistes c’est pas pareille, eux ils devraient te donner tout gratuit et figurer d’autre manière moins ‘inconvénients’ pour toi de faire l’argent. Le problème ici est psychologique, c’est parce que les gens donnes de la valeurs au hardware et au services, mais pas au software ou au idée. C’est juvénile.

    Comment by Ulric — 2006/08/24 @ 12:09

  5. Évidement la seule maniere de donner de la valeur au travail c’est l’argent…

    “La musique, les films, ce n’est pas un droit, c’est un luxe, alors passe-toi s’en si t’a pas d’argent,” Quand je lis ça je ne me demande plus pourquoi il y a un gouvernement conservateur d’extreme droite au canada ET au Québec.

    Mon cher Ulric, le non-juvenile, responsable et homme sérieux. Il est temps de passer aux choses séreuses et d’interdire à tous de chanter, sifler les chanson traditionneles sans passer par la case “paiement” aux major. Tu as raison ! Vive les DRM !

    Vive les prisons, vive le fascisme mou à la mode conservatrice.

    La culture c’est pour les riches. Les autres qu’il mange la merde de TQS et ferment leur gueule ! Non maisopn est encore bien gentil de les supporter ou de les laisser traverser la rue pour aller se jeter du Pont !

    Non mais !

    Comment by Marco — 2006/08/24 @ 13:11

  6. Ulric, tu t’éloignes beaucoup du sujet initial, qui était de savoir si le logiciel libre doit être “vendu” comme un logiciel propriétaire, à moins que je n’aie rien compris à la discussion.

    Enfin, dire que mon commentaire est juvénile est une attaque personnelle qui me blesse. On ne se connaît même pas, et je ne vois aucune raison de s’engager dans de telles bassesses.

    Comment by Nicolas — 2006/08/24 @ 13:23

  7. J’aimerais aussi qu’on évite de se traiter mutuellement de crétin, juvénile, etc. et qu’on arrive à comprendre les subtilités des enjeux. C’est quoi l’idée de débarquer comme ça sur un site et de tirer sur le voisinage ?

    Tout le reste passe largement à côté du sujet du billet, mais je dois tout de même m’y arrêter. Quelques points méritent des éclaircissement. À propos des formats et logiciels propriétaires, c’est très facile d’ajouter des formats d’importation et d’exportation, quantitativement parlant. Mais quand il s’agit de supporter des formats ouverts / standards, les utilisateurs doivent faire des pieds et des mains pour obtenir ce support. L’exemple de ODF est assez frappant.

    Un logiciel libre peut à la fois être un succès commercial. On parle donc de logiciels propriétaires, ou non-libre. Qu’il soit commercial ou non est une autre histoire complètement.

    “les formats ouverts et standard sont OMF, AAF, MFX” ? J’avoue que ce n’est pas mon domaine. Tu peux donner les sources qui indiquent que ces formats sont ouverts stp, Ulric ?

    Le format .DOC est peut-être documenté, mais seulement partiellement. En fait, le problème n’est pas tant au niveau des formats des logiciels de traitement de texte, mais de leur utilisation. Combien d’utilisateurs ignorent les styles, tabulations et autres options de formattages que le fichier exprime ?

    Le logiciel libre ne garanti pas des formats ouverts. Ensemble, c’est une combinaison qui n’a simplement pas d’équivalent autrement. Un logiciel libre sera toujours plus transparent qu’un logiciel propriétaire. Et c’est cette transparence que le format de fichier exprime.

    Il y a plusieurs différences entre le logiciel libre et le logigiciel propriétaire. Prétendre qu’on parle de la vrai différence, en grosses majuscules, ça ne fait pas très sérieux.

    Tu ne connais pas Gimpshop ? Mais qui voudrait cloner Photoshop de toutes façons… Des utilisateurs de GIMP voulaient s’en servir pour le cinéma. Ils avaient des exigences que Gimp ne pouvait pas supporter alors qu’est-ce qui arrivé ? Cinepaint est né, un fork de Gimp. Pas de rivalité, pas de baton dans les roues.

    Avoir le temps de travailler sur du code, c’est la même chose pour tout le monde. On a tous 24h dans une journée. Chacun est libre d’en faire ce qu’il veut. Personnellement, je remercie tous ceux qui mettent 1% de leur temps à autre chose qu’améliorer leur propre situation.

    Maintenant, à propos du DRM et techniques similaires… avant de voir des “stupides complots”, il vaut mieux savoir de quoi on parle… Quelle est la plus grosse industrie selon toi ? Ceux qui vendent le matériel ou ceux qui vendent le contenu ? iPod ou Céline ?

    Et où est-ce qu’on retrouve le DRM ? Dans le matériel ! Bientôt, je ne pourrai plus enregistrer un jam à la maison, le mettre sur un CD et l’écouter dans ma chaine ou celle de mes copains parce que je n’aurai pas de licence pour “endisquer”. Tu comprends mieux le péril ?

    De plus en plus d’artistes disent clairement qu’ils sont contre les DRM. Pourquoi mettre dans le matériel ce qui va dans la loi ? En plus, plusieurs artistes découvrent l’aspect viral des échanges sur le net et y trouve un moyen très efficace de distribuer leurs chansons ou se faire découvrir.

    Linus est la dernière personne que j’écoute quand il s’agit des enjeux du libre. Il n’y comprend rien, il n’y croit pas. en fait, sa plus grande erreur a été de mettre le code du noyau sous GPL parce qu’aujourd’hui, il ne sait plus du tout ce qu’il a entre les mains ni comment nous sommes parvenus là.

    Les artistes mangent comme tout le monde. Comme tout le monde, ils travaillent et se font payer pour ça. De là à leur garantir un monopole pour 50 ou 75 ans après leur décès, y’a une limite.

    Tu veux peut-être écouter cette présentation qui a eu lieu il n’y a pas si longtemps sur le droit d’auteur au Canada et en France.

    Comment by Robin — 2006/08/24 @ 15:08

  8. Off topic, effectivement, je m’excuse, mais si tu ne veux pas perdre la musique protégé avec DRM sur ton ordi, tu brûle-la un CD et ne jamais avoir de check DRM.

    Acheter un disque dans le future et ne pas être capable de le jouer sur ta chaîne à cause du DRM n’est pas ce que l’industrie veux ni est motivée à faire. Le DRM c’est pour le logiel que tu download et qui n’a pas de forme physique, comme quand tu loue un film avec ton Illico, qui a déjà du DRM hardware.

    Comment by Ulric — 2006/08/24 @ 16:26

  9. Vu les reactions, première je m’escuse si mes propos ont sembler agressif, je ne voulais pas vraiment que ça sonne comme cela.

    Au sujet de passer à côte du sujet, c’est effectivement pas relié au blog, mais étant developeur professionnel et je comprend bien le sujet du libre vs commercial, qui me pique au vif lorsqu’on suggère qu’on essai d’embarrer les usagers, et que tout est mieux dans l’open source.

    (Au sujet de AAF/MFX, c’est sur sourceforge http://aaf.sourceforge.net/)

    Mes points avec les exemples de Gimp, AAF-MXF et les formats de fichiers ont probablement été mal expliqué, puisqu’ils n’ont pas été compris.

    1) Gimp vs Photoshop : le but ici été d’expliquer le developpeur libre est motivé par ces innovations et ce qu’il lui plaît, alors que le developeur commercial est motivé par ces innovations comme l’autre, plus les ventes et les demandes de l’usager.

    Autrement dit, il fait pas mal de chose ‘plate’, mais nécessaire, et que les usagers veulent. L’usager a un pouvoir de négotiation avec le vendeur. Ho, et avant de sortir un exemple de Microsoft, rappelez vous qu’il y a des centaines de millier de logiciels qui ne sont pas fait par Microsoft.

    L’usager non-programmeur est souvent à la merci du logiciel libre, à attendre qu’un autre usager, celui-ci programmeur, puisse faire le développement. Souvent ces changement ne sont jamais intégrer avec le project souche, comme dans le cas de FilmGimp-Cinepaint, basé sur Gimp, qui été rejeté par l’auteur de Gimp.

    2) format de fichiers : les formats propriétaires dérivent du fait que pour toute application non-triviale, le format represente l’application, ces données, et que c’est tout-à-fait normal que les applications ait leur format de fichiers à eux, ce n’est pas fait pour ‘embarrer les usagers’.

    Que ça rendre a vie plus difficile pour un programmeur open source a faire un clone gratuite, soit. Rappelons nous en passant que tout les éditeurs support le .doc de word sans problème, et qu’en plus word supporte des exporteur, incluant un pour ODF.

    3) format libre, ouvert : mon point est que ca n’a pas d’importance pour les usagers si un format est ‘open source’, ce qui est le plus important c’est etre capable de sortir les donnees de l’application, par exemple si la compagnie fait faillite, si le logiciel est abandonné, etc. Les compagnies commerciale sont assez bonne pour implémenter les format d’export-import, parce que les usagers veulent cela. Dans le monde open source, si le programmeur n’en a pas besoin,on ne peux pas garantir que ça soit fait, car les forces du marché n’y sont pas.

    Comment by Ulric — 2006/08/24 @ 16:54

  10. Et dans combien de temps est-ce que le CD (red book) va disparaitre ?

    Y’a une expression, le “trou analogue”… c’est ce qui nous permet encore aujourd’hui de copier de manière analogue (non digitale) la sortie d’un iPod, par exemple, en se branchant à la prise des écouteurs. Quand on peut l’entendre ou le lire à l’écran, c’est un “trou analogue” que l’industrie veut colmater. Comment ? Avec de l’encryption (drm) bout-en-bout. Éventuellement, il ne sera plus possible de mettre la main sur des haut-parleurs ou écouteurs conventionnels. Ça va prendre un chip dans chaque oreille.

    Si tu ne reconnais pas cette tendance, c’est que tu joues à l’autruche ou encore que tu ne t’informes pas comme il faut. Mais c’est ainsi pour la majorité de la population, et pourquoi je prends tout ce temps pour expliquer.

    Comment by Robin — 2006/08/24 @ 17:02

  11. Je répète, libre ne veut pas dire non-commercial. Libre ne veut pas dire gratuit. Quand tu dis commercial, tu veux dire propriétaire ou non-libre. Libre, le mot le dit (et l’exemple de cinepaint est assez parlant), signifie qu’on est libre de faire ce que l’on veut avec le code (avec le copyleft, c’est tant qu’on garantie les mêmes libertés en bout de ligne). Un utilisateur de logiciel libre et de logiciel propriétaire est la même personne. Si plusieurs utilisateurs d’un logiciel libre veulent une amélioration précise, ils peuvent généralement trouver une équipe de développeurs pour répondre à leur besoin. Les développeurs (comme les artistes) sont alors payés pour leur travail et tous peuvent profiter de ces fruits. Toute cette démarche favorise un véritable libre marché et l’utilisateur y gagne à chaque fois. Peut-être pas dès aujourd’hui, mais à moyen et long terme, l’utilisateur qui décide de participer à la communauté sera beaucoup plus choyé que s’il se met à la remorque d’un développeur propriétaire unique.

    Comment by Robin — 2006/08/24 @ 17:10

  12. [...] Le billet Justement de valeur publié le 2006-08-23 12:12:45 par Robin a été vu 635 fois et commenté 11 fois. [...]

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