Quelques explications semblent nécessaires. J’ai déjà répondu en partie en anglais dans un commentaire mais je me fais encore poser des questions. Deux choses pour commencer :
- Oui, j’abandonne beaucoup, beaucoup de projets, de tâches, de responsabilités et de groupes.
- Non, je n’aurai pas le temps de me tourner les pouces.
Stop
Par exemple, IM2 | OQP va rester en ligne, mais j’ai terminé de faire le guet, chercher des sujets, écrire des billets. Il demeure pratique pour les liens qui sont postés et les projets de lois canadiennes en court.
Je vais aussi être forcé d’abandonner le calendrier de FACIL/LQ qui énumère les activités du libre au Québec et autour. Pas qu’on me mette à la porte, mais comme je ne serai plus sur les mailings lists pour faire un suivi, je recommande à tout le monde d’aller y contribuer.
Grosso modo, je mets de côté ma participation, parfois très faible, à plusieurs groupes en ville. Je demeure président de FACIL, j’assisterai aux réunions comme un bon conseiller, sans plus. Vous ne me verrez sans doute plus aux meetings de Koumbit, aux rencontres de GNU/Linux (du MLUG ou à l’Intertainment ou …), Île sans fil va continuer de vivre (très bien) sans moi, les Cogitateurs-Agitateurs aussi, etc.
Je ne suis pas essentiel, tous ces groupes roulaient très bien avant moi, je ne vois pas pourquoi ça changerait. J’ai besoin d’un gros changement. Changer d’email peut sembler anodin, mais c’est exactement le remède qu’il me faut.
Encore
Par contre, il y a une activité qui me tient à coeur depuis mon rêve de l’an passé, c’est de reconduire la Semaine québécoise de l’informatique libre qui commence dans un peu plus de quarante jours. Je serai donc toujours actif sur ce front. J’espère aussi obtenir le poste de coordonnateur général. Imaginez ça, je pourrais être payé !
Plus constructivement, je veux du temps à moi, loin des consensus, de la bisbille, du double talk, de la théorie. Loin de l’épuisement.
J’ai beaucoup d’idées pour l’avenir, certainement pas toutes réalisables, mais ça sera entre mes mains. J’ai confiance en mon jugement, dans l’énergie que je peux mettre à réaliser mes rêves. Ce n’est pas pour rien que mes cartes de visites sont titrées « J’étudie à mon compte ». En fait, je suis un peu désillusionné par rapport au travail de groupe, aux structures préétablies. Beaucoup, même.
Concrètement, je veux du temps pour écrire, installer des ordis dans les cafés, faire des ateliers, diffuser du libre à droite et à gauche : logiciel, musique, connaissance et pour faire toutes sortent d’autres choses en collaboration avec les bons individus. Je cesse de savoir sous quel chapeau je parle.
Je ne veux pas demander la permission à personne. C’est bien simple, je veux continuer de faire ce qui me plaît. Je continue la promotion de l’informatique libre, bien entendu. Mais ça devient secondaire. Ce qui compte maintenant, ce sont les gens.
Plein de gens ne savent toujours pas ce qu’est le web. Ils pensent que c’est google ou microsoft, deux monopoles. Je veux faire du terrain, et leur montrer comment utiliser l’ordinateur à leur avantage. Je ne veux pas faire de l’évangélisation.
Bon, j’écris ça un peu tout croche, ça laisse certainement plein de questions. Éventuellement, je me trouve un autre petit carnet pour dire où j’en suis, au fil du temps. D’ici là, je suis parlable, vous savez. Les commentaires sont toujours appréciés (il n’y en a jamais eu assez), vous avez mon email ou mon téléphone, vous savez où j’habite, etc. Je fais le vide, mais ça ne dure jamais bien longtemps, on n’est pas en vase clos.
J’attends de voir ce qui va germer.